Bibliographie

Mes lectures, au cours du sujet, ont été déterminantes pour la construction de mon projet.
Tout d’abord, immense coup de cœur: « Loup y est plus », de Jacques Jouet (passage piétons éditions, 2001) et « Regarde, les têtes en l’air » du même auteur et éditeur (1998). J’ai découvert ces imagiers par hasard à la médiathèque. Bien sur, je suis tombée amoureuse des textes, avant de voir le nom de leur auteur, fervent membre de l‘OuLiPo. Il faut dire que mes textes de mémoire de première année sont basés sur des contraintes de ce même groupe. Pas de dépaysement, donc. Mais tout de même un certain émerveillement quand à la maîtrise de la langue, tout en simplicité et en poésie, parfaitement adaptée à des enfants.

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Suite à ça, choc graphique: l’excellent « A toute vitesse ! » de Cruschiform (Gallimard Jeunesse/Giboulées, 2013) que je vous laisse feuilleter ici et regarder s’animer ici. Cet imagier de moyens de transports ou autres animaux classe chaque élément en fonction de sa vitesse, par exemple, l’hirondelle et un hélicoptère Hugues MD500 vont tous deux à 200km. Ce livre m’a permis de réfléchir au chemin graphique que j’avais envie de prendre, mais surtout à mon point de vue de création d’un imagier. Pourquoi réaliser un imagier, thème déjà vu et revu ? Qu’ai-je à y apporter ? Ma réflexion doit-elle se porter sur la classification des divers éléments, sur le langage, sur le graphisme ?

 

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Bon, j’ai aussi eu entre les mains « Mon imagier de tous les transports » (éditions Milan, 2010) qui m’a ouvert les yeux sur toutes les choses que je ne voulais absolument pas reproduire.

Puis, dans un autre registre, « Mon premier Atlas du Monde » (Hatier, 2010, traduit de l’espagnol). Ce livre grand album cartonné est percé en son centre de façon à accueillir un globe terrestre gonflable. Chaque double page permet de découvrir en premier lieu la géographie d’un continent puis ses coutumes, sans perdre de vous la situation des pays sur la Terre, et donc sa propre plae sur la planète.
C’est grâce à ce livre que j’ai compris l’importance, pour un enfant, de la manipulation directe des objets. Et surtout dans la thématique des déplacements. Le lecteur ne doit pas être uniquement passif.

 

9782218752902FS

 

Hervé Diasnas – Cie ça-hd

Lors de mes premières notes, j’ai écrit dans mon petit carnet de déplacements: « LA DANSE ».

Cherchant un chorégraphe s’appuyant sur ce thème précis, j’ai fait la découverte de Hervé Diasnas. Fondateur de la compagnie « ça », jongleur, danseur, il travaille notamment en référence aux déplacements, mouvements et regroupements des bancs de poissons ou des oiseaux (thème qui m’intéressait déjà, plutôt en m’axant sur les trajets des oiseaux migrateurs).
Il exploite la facette  du contemporain disant que l’on peut danser en restant uniquement à l’écoute des autres, sans nécessité de repères musicaux ou de comptes. Par cela, l’écriture des corps fait ressortir la façon de se déplacer ensemble.

Bien entendu, on pourrait dire que les gens coincés dans le métro tôt le matin se déplacent, eux aussi, simultanément. Mais leurs corps sont transportés; ils ne sont pas acteurs du mouvement et de l’action de déplacement de leur corps. Ils ne bougent pas à l’unisson.
Ainsi cette trouvaille m’a apporté une nouvelle définition du déplacement: celui du déplacement du corps en tant que tel et celui de plusieurs corps en harmonie.
Il m’a aussi amené à réfléchir autour de : conduire le déplacement / se laisser conduire.

Bien entendu il faut s’en tenir surtout au propos car les images que j’ai trouvé (même sur le site ) n’étaient pas très bonnes.

Voici donc un extrait des vols dansés de la compagnie.